Le meilleur des cordes

© Escalade Alsace
Yann Corby
Vitamine D


Retour Chronique


Chronique québécoise par Jean-Pierre Banville






Je me sens comme une dinde qu’on place dans un frigo!

Hier matin, c’était un gros -31 et dehors, actuellement, il tombe une partie des 30 cm de la neige annoncée.

C’est le choc du retour de vacances.

Et ce n’est rien… j’ai rencontré un gars dans la boîte de camion qui nous amenait, le matin, à Encuentros, la plage de surf réputée de la République Dominicaine.

Le gars était parti de Winnipeg la veille. Il y faisait -52 au thermomètre!

Assis au soleil, dans la plate-forme du camion, il faisait 29… disons 27 parce que c’était tôt le matin.

Je ne vous badrerai pas avec mes péripéties de vacances. Pas d’escalade pour cause de falaises inexistantes et un surf parfait sur une planche qui était sans doute un des canots de sauvetage du Titanic.

Note pour le prochain voyage : louer une auto sur place et apporter ma planche!

Pour cette première chronique de l’année, je veux faire bref.

Aucune récrimination!

Plutôt une suggestion.

J’ai déjà comparé, dans un autre média, la pratique du surf et celle de l’escalade.

Naturellement, je ne le referai plus…

Par contre, il y a sans doute un transfert de connaissance à effectuer. Un aspect du surf qui pourrait être immédiatement applicable à l’escalade, y apportant un moteur de développement intéressant pour des individus ou des organismes.

Connaissez-vous les ‘’Surf Camp’’ ?

Ce sont de petites auberges où l’on peut vivre, à la semaine, la vie idyllique et purement artificielle du surfer en eaux tropicales.

Dans un Surf Camp, tout est inclus. On vous accueille, on vous nourrit, on vous loge, on vous divertit, on vous véhicule, on vous fait voir les breaks, on vous enseigne la technique et, en prime, vous rencontrez une faune colorée attirée par les vagues du coin.

A la fin de la semaine, on vous donne une casquette et un t-shirt puis vous repartez avec une liste d’adresse globale d’amateurs avec qui vous pourrez correspondre.

Durant ma semaine, il y avait des Américains, des Anglais, des Allemands, des Autrichiens et des Canadiens. Et des Français de la Vendée

Voir le lien suivant pour voir de quoi je parle: www.cabaretesurfcamp.com

On a vu bien pire comme idée! Elle dépasse largement le simple bed and breakfast, tenu par le pro du coin, commun à tous les sites d’escalade. Pourquoi?

Parce que c’est un ‘’tout inclus’’ où l’on peut vivre une vie rêvée même si elle est un tantinet factice.

Non pas que le mythe du surfer ne soit qu’un mythe! Pas plus que l’après-ski n’est un mythe… Par contre, pour le vivre, ce mythe, il faut centrer son existence autour d’une station ou d’une plage ce qui est impossible à faire pour la majorité d’entre nous.

Je lance ici l’idée des ‘’Climbing Camp’’ que d’éventuels entrepreneurs développeront autour de falaises mythiques. Imaginez un Bouldering Camp à Bleau! Ou un Climbing Camp aux Dentelles! Dans le Tarn??? Le Verdon?? Siurana….

Le concept existe et ne demande qu’à être développé! Je vous lance le défi à la charge de m’héberger durant une semaine gratuitement lors de l’ouverture.

Le mythe du surfer tourne autour de toutes ces filles qui batifolent sur la plage, filles qui ne demandent qu’à toucher les pectoraux d’acier des dieux de Malibu. Voir le film ‘’ Surfer, Dude! ‘’ paru en 2008… un navet, mais quels corps!

Tout tourne autour du sexe. C’est clair!

Sommes-nous en reste, nous, les grimpeurs?

Bien sûr que non!

Nous sommes des bêtes… et pour le prouver je veux relancer le concours EroScalade pour 2009. Même format et je me mets immédiatement à la chasse aux commanditaires. Donc expédiez [contact(at)escalade-alsace.com] un texte érotique soft dont l’action (oui…) se déroule dans le milieu de la grimpe. Vous pouvez le faire!

Date de tombée : le 14 juillet

Le ou les gagnants recevront un prix que j’annoncerai dès que j’aurai trouvé.

Grimpeurs, à vos crayons!






JPB






www.escalade-alsace.com